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Résumé de la discussion

ash00
02-11-2008 20:19:50

Quelque part en Belgique, lundi 13 octobre, 9h43

Comme le temps passe vite, se disait Cash ! Cela fait quoi … 15 ans ?... 16 ans ?... Non, il avait quitté l’établissement voilà maintenant 17 ans. Cela avait été le plus beau jour de sa vie, avait-il pensé à ce moment là. Il avait vite déchanté lorsqu’il avait compris que la vie d’adulte n’était pas aussi facile que ça !

Il quittait l’autoroute. Dans 5 minutes, il franchirait les portes de ce qui lui avait semblé dans sa jeunesse un bagne. Il avait pourtant passé de bons moments dans cet établissement. Premiers amis, premiers amours, premiers échecs et premières réussites. Il avait rencontré des gens formidables, d’autres beaucoup plus désagréables. 12 ans ! 12 ans passés dans un bâtiment qui, maintenant qu’il le regardait avec des yeux d’adultes, lui paraissait beaucoup moins impressionnant qu’alors.

Cash revenait à l’école !

Il ne prit pas la peine de demander son chemin aux élèves qui se bousculaient à la sortie des classes. Il reconnut dans leur fugue et leur entrain toute l’insouciance de sa jeunesse. Souvent, comme eux, il s’était dit vouloir vite partir de cette « prison ». Souvent, plus tard, il aurait payé cher pour y revenir passer des semaines entières.

Ses pas le menaient sans qu’il s’en rende compte vers un lieu qu’il connaissait dans le détail. Il avait été souvent contraint et forcé de s’y rendre pour essuyer les foudres du directeur lorsque celui-ci apprenait la dernière bêtise que Cash avait faite, la dernière blague qu’il avait jouée aux professeurs. Cash aimait aussi beaucoup afficher en douce dessins et textes pour se moquer de ceux qui devaient l’amener à grandir par lui-même.

Un de ses meilleurs coups avait été de dessiner son prof d’histoire, en train de dire à ses élèves qu’il leur restait 2 minutes et 24 secondes pour terminer leur examen, et ce même professeur retournant vers son tableau avec ses élèves lui balançant dans le dos leurs plus belles tâches d’encre de stylo. Cash ne cherchait pas les honneurs, au contraire, il préférait garder l’anonymat de peur de se faire cafter. Mais cela l’amusait toujours de voir ses camarades rire lorsqu’ils découvraient ces semblants de pamphlets, et les professeurs se dépêchant de les enlever, même si ceux-ci savaient qu’ils seraient vite remplacés. Cash espérait aussi au fond de lui que ses créations faisaient le tour de la salle des profs et qu’ils prenaient également du plaisir à les lire. Il n’y avait jamais rien de bien méchant. C’était plus souvent les petites manies des professeurs qui étaient mises en exergue pour que les élèves puissent s’en moquer.

Il avait encore son petit sourire nostalgique lorsqu’il arriva enfin devant la porte tant redoutée. Il avança la main, se retint un instant, puis pris son courage à deux mains et frappa vigoureusement trois coups à la porte.

- Entrez ! cria une voix de l’intérieur.
Cash poussa la porte et reconnut instantanément son ancien professeur d’histoire, le célèbre homme des glaces, comme l’indiquait dans le temps la marque d’un de ses pulls, pull qui était tâché dans le dos, dans l’imagination de Cash.
- Monsieur Heurindélébil ! Quel plaisir de vous revoir…
- Non, non, non… c’est fini tout ça ! Tu peux m’appeler Marc maintenant. Allez, rentre Cash. Ca me fait plaisir aussi de te revoir. Si j’avais un jour pensé dire ça… Mais je ne suis plus ton professeur maintenant. Comme tu le vois, j’ai pris du ventre, mais aussi du grade. Je suis devenu le directeur de l’école. Je n’enseigne plus. Je passe le plus clair de mon temps remettre les jeunes dans le bon chemin et à parler des sections aux parents. Et comme il n’y a pas de cesse dans cette profession, ça me permet aussi de faire des économies de pressing...
Cash se demandait ce qu’il voulait dire par là !
- Je ne vous comprends pas, Monsieur Heur… euh, Marc.
- Allons, arrête le vouvoiement. Tu as eu ton diplôme, donc tu peux me tutoyer, et puis tu t’es permis des choses beaucoup plus familières que ça, lui dit Marc en pointant du doigt un cadre accroché au mur. Cash regarda alors ce que Marc lui montrait et reconnut le dessin jauni du professeur tâché d’encre qu’il avait fait il y a maintenant plus de 17 ans.
- Je… je… je ne sais pas quoi dire ! marmonna Cash en rougissant de honte. Il avait à peine fallu deux minutes pour que Cash se sente redevenir le jeune adolescent, assis face au directeur de son école, et attendant la sanction qui allait inexorablement tomber. Cette situation, il l’avait vécue plusieurs dizaines de fois, et jamais de gaieté de cœur.
Marc partit d’un long et franc éclat de rire. Cash se joignit petit à petit à son ancien professeur. Ils furent interrompus par la sonnerie annonçant le changement de cours. Marc reprit aussitôt que le bruit cessa.
- Tu m’as toujours bien fait rire, Cash ! Tu avais un esprit assez rebelle, mais ce que tu faisais était toujours perspicace. Je l’avais bien mérité ce jour-là. J’aimerais maintenant que tu me signes ce dessin avant que je t’explique pourquoi je t’ai fait venir.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Ce fut un  réel plaisir pour Cash de pouvoir enfin reconnaître la paternité de ce dessin. Apparemment, le plaisir était partagé.

- Ecoute Cash, je t’ai fait venir parce que je sais que tu travailles comme inspecteur depuis plusieurs années, que tu as eu du succès dans la plupart de tes enquêtes et j’ai du tracas jusqu’au cou… une affaire, disons… assez délicate. Comme tu es un ancien de l’école, je compte aussi sur ta discrétion afin que l’affaire ne s’ébruite pas. Il en va de la vie de plusieurs personnes. Marc avait dit ces derniers mots avec un tremblement dans la voix.
- La vie de plusieurs personnes? Mais… que se passe-t-il ?
- Eh bien, nous avons à faire à une série d’enlèvements. Plusieurs de mes enseignants ont disparus sans laisser de traces. J’ai d’abord cru à des congés de maladie, mais ce matin, j’ai reçu un courrier venant du ravisseur. J’ai pour le moment réussi à ne pas trop ébruiter l’affaire, mais lorsque tu liras la lettre qu’il m’a envoyée, tu comprendras que je ne pouvais pas rester plus longtemps sans rien faire. Et puis j’avais peur pour mes élèves. Je ne pouvais pas emmurer l’école avec l’école verrouillée. Maintenant, je sais que seuls les professeurs étaient visés. Regarde, lui dit Marc tandis qu’il ouvrait un tiroir de son bureau pour en sortir une lettre qu’il tendit immédiatement à Cash. Cash la prit et lui demanda combien de professeurs manquaient à l’appel. La réponse qu’il reçut le fit chanceler.
- Quatre professeurs ne répondent plus. Comme tous les quatre sont célibataires et n’ont pas d’enfants, leur disparition n’a pas encore éveillé les soupçons. Cash écoutait attentivement. Il voulait parler, mais aucun son ne sortait de sa bouche. Il y a Mademoiselle Kétoulmonde, la professeur de français; Monsieur Orée, le professeur d’Histoire, Mademoiselle Pet, le professeur de sport, et Monsieur Foupasune le professeur de musique.

Cash se rappelait de ces professeurs. Il avait toujours entretenu de bons contacts avec eux. Madame Kétoulmonde, la Jenny comme ses amis l’appelaient, était assez intransigeante lors de son cours. Il fallait que les élèves marchent droit. Cela n’avait jamais posé de problème à Cash, car il aimait ses cours dans lesquels elle lui avait fait découvrir des auteurs qui faisaient maintenant partie de sa vie. Ses examens étaient ardus, peu d’élèves les réussissaient, cela expliquait son nom disait la légende.

Cash se rappelait encore plus facilement du professeur de Sport, Mademoiselle Pet. Une jolie blonde qui portait bien le début de la trentaine lorsque Cash l’avait eu comme professeur. Inutile de dire que son corps faisait fantasmer tous les mecs de sa classe. Lui-même n’était pas insensible à son charme et il avait fait plusieurs rêves assez chauds dans lesquels elle pratiquait une toute autre gymnastique que celle enseignée à l’école. Tous les garçons normalement bien constitués n’avaient d’yeux que pour elle. Cela avait eu le don d’attirer sur elle les foudres des filles des classes de terminales, qui paraissaient bien midinettes comparées à elle. Cash se rappelait combien Magaly (les garçons avaient eu l’autorisation de l’appeler par son prénom) jouait avec son charme ravageur pour faire dépiter les filles lorsqu’elle passait dans les couloirs de classe. Il se souvenait surtout de la phrase qu’elle répétait à chaque échauffement sans se rendre compte du jeu de mots qu’elle contenait. « Les luxations répétées mènent à la fêlure… donc échauffez-vous bien ! ». Soit Cash était le seul à avoir l’esprit mal tourné soit les autres élèves n’étaient pas perspicaces, car jamais elle n’eut une remarque à ce propos.

Monsieur Foupasune, le musicien avait aussi disparu. Jean Foupasune était l’exemple même du doux rêveur vivant sa passion pour la musique pleinement. Du matin au soir, on l’entendait chanter dans les couloirs. Il passait aussi beaucoup de temps lors des récréations avec les jeunes. Ensemble, ils improvisaient des chansons ou reprenaient les airs à la mode. Il leur avait un jour fait une reprise d’un air ringard et en avait fait quelque chose de merveilleux. La chanson Sélimène ne fut plus jamais la même pour Cash depuis ce jour et chaque fois qu’il l’entendait, il repensait à Monsieur Jean.

Et enfin, Monsieur Orée. Par contre, lui était inconnu. Il avait certainement dû remplacer Marc lorsque celui-ci avait repris la fonction de directeur. Marc lui expliqua qu’il devait le connaître. Ric avait fini l’école plus ou moins en même temps que Cash. Il était dans une autre classe, mais ils avaient un ami en commun. Cash, tout comme Ric Orée, était l’ami du petit des Jeunets, la famille qui habitait alors juste en face de l’école.

Cash stoppa là sa recherche de souvenirs et commença la lecture de la lettre du ravisseur.

Monsieur le directeur…

Rentrée des classes postposée pour quatre de vos professeurs… Je propose un supplément de vacances à leurs élèves et une retraite anticipée à vos enseignants. Ils ne feront pas de malheureux et leur absence sera vite oubliée… si vite qu’ils n’auront pas le temps de profiter de leur pension.

Mais comme je suis joueur, je vais vous laisser une petite chance de leur redonner leur poste.
Je vous laisse une semaine pour les retrouver. Ne vous inquiétez pas, ils sont à l’abri dans une maison que ne renieraient pas les candidats d’une émission débile de télé-réalité. La seule différence, c’est que personne n’est là pour veiller à les occuper et à leur fournir de quoi s’alimenter.
                                           
                                           Une semaine !

Si vous n’arrivez pas à les retrouver, vous aurez une mauvaise note, tout comme ils avaient l’habitude d’en donner, et contrairement à vos petits moutons, vous n’aurez alors pas l’occasion  d’avoir une deuxième session. Ah oui… j’oubliais : inutile d’appeler les flics en renfort, je considèrerais cela comme une tricherie. Et vous savez qu’une personne prise à tricher récolte un zéro pointé. Vous ne voudriez pas que je fasse une croix (au propre comme au figuré) sur vos collègues, n’est-ce pas ?

Cash n’en revenait pas. Quatre enlèvements d’un coup ! Et apparemment, les enseignants enlevés ne l’avaient pas été au hasard.

- Nous avons ici droit à un exemple assez clair d’un gars révolté qui veut se venger. Peut-être un étudiant frustré qui aurait raté dans les branches où enseignaient ces professeurs. Rien d’autre n’accompagnait cette lettre ? demanda Cash.
Marc ouvrit de nouveau le tiroir du bureau et en ressortit deux feuilles qu’il tendit aussi vite à Cash. Sur celles-ci, Cash découvrit une étrange grille de mots croisés avec ses définitions et une autre grille remplie de lettres.

http://www.prise2tete.fr/upload/ash00-M … itiOnS.pdf
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http://www.prise2tete.fr/upload/ash00-M … itions.pdf


Indice 1: Spoiler : [Afficher le message] Les définitions sont nombreuses. Cependant, quand vous en aurez trouvés quelques-unes, les autres couleront de source… si vous êtes perspicaces ! Attention au pluriel !

Indice 2: Spoiler : [Afficher le message] Je confirme votre liste de réponses aux définitions par MP. Mais n’en abusez pas ! big_smile

Le directeur reprit la parole.
- Lorsque j’ai vu ces deux grilles bizarres, j’ai tout de suite pensé à toi. Je me suis rappelé que tu aimais tout ces jeux de rébus, d’énigmes, de devinettes lorsque tu étais ici. Le message était clair pour moi… je devais te faire venir.
- Tu as bien fait. Mais malheureusement, je ne peux rien te promettre excepté de faire de mon mieux. Ca n’a pas l’air évident. Si j’avais pu contacter mes collègues du commissariat des Pierette, Nopin aurait fini cette grille en deux temps trois mouvements. Mais seul… cela sera moins facile. Pas le temps de tergiverser, nous avons une énigme à résoudre, lui dit Cash en se penchant sur les feuillets. As-tu une connexion internet ? J’étais assez fortiche en français, mais j’aurais bien besoin du net pour m’aider dans mes recherches.

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